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Aujourd'hui...

Congrégation du Saint Esprit: Justice et Paix
- Si vous vous êtes levé ce matin avec plus de santé que de maladie, vous êtes plus chanceux que le million de personnes qui ne verra pas la semaine prochaine.

- Si vous n'avez jamais été dans la peur et le danger d’une guerre, d'un bombardement, de terrains minés, d’enlèvements par des groupes armés, vous êtes mieux que 1 milliard de personnes.
- Si vous pouvez parler et agir en accord avec votre foi et vos convictions, sans peur d'être menacé, torturé ou tué, vous avez une meilleure chance que 3 milliards de personnes.
- Si vous avez de la nourriture dans votre frigo, des habits sur vous, un toit sur votre tête et un endroit pour dormir, vous êtes plus riche que 75% des habitants de la terre.
- Si vous avez de l'argent à la banque, dans votre portefeuille et de la monnaie dans une petite boite, vous faite partie du 8% les plus privilégiés du monde.
- Si vous lisez ce message, vous êtes vraisemblablement une personne chanceuse!
(Texte derivé de "State of the Village Report" de Donella Meadows)

RÉFLEXION

Congrégation du Saint Esprit: Justice et Paix

Accueillir le Royaume de Dieu en petit enfant


Ce n’est pas la misère en soi qui est belle, mais le fait que la personne frappée par la misère garde sa beauté. On ne peut utiliser le Beau dans la relation avec la souffrance que si l’on a assumé en soi la conscience du sacré de la personne ? Elle est piétinée, maltraitée, souillée, mais c’est une personne, un être capable de connaissance, de choix, d’amour !
On peut avoir sans être. Quand on a toutes les sécurités, on peine à s’en détacher et à passer à l’être. Le détachement du coeur est un exercice difficile qui demande une conversion, quel que soit notre statut social
Il va falloir savoir aimer, consentir à apprendre à aimer
. Combien cela est autre exigence que l’instinct ! C’est exigence de liberté. Et de cette liberté la plus extrême, la liberté volontaire pour se livrer, pour se lier
365 méditations -Paroles de vie de l’Abbé Pierre

Publié par GW

14 février 2014

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 10,1-9
 

Parmi ses disciples, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux devant lui dans toutes les villes et localités où lui-même devait aller.
Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson.
Allez ! Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups.
N'emportez ni argent, ni sac, ni sandales, et ne vous attardez pas en salutations
sur la route.
Dans toute maison où vous entrerez, dites d'abord : 'Paix à cette maison. '
S'il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous.
Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l'on vous servira ; car le travailleur mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison.
Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qu'on vous offrira.
Là, guérissez les malades, et dites aux habitants : 'Le règne de Dieu est tout proche de vous. '

 

 

 

Homélie

 

Dites aux habitants : « Le règne de Dieu est tout proche de vous ».

 

Une fois de plus, il est donc question ce matin du Règne de Dieu.  Ce règne que Jésus est venu inaugurer, est appelé à grandir. Ce règne dont Saint Paul nous dit «  qu’il n'est pas affaire de nourriture ou de boisson, il est justice, paix et joie dans l'Esprit Saint. »

Jésus disait : «  Dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord : « Paix à cette maison ! »

Et si les personnes qui ne vivent pas bien, qui ne vivent pas dans la paix, dans la joie, étaient nombreuses au temps de Jésus  - la moisson est abondante -  elles sont tout aussi nombreuses aujourd’hui.

La moisson est toujours abondante. Spiritains, nous avons des liens particuliers avec la Centrafrique et nous suivons de près ce qui se passe là bas. Pas un jour sans qu’il ne soit question de morts, de réfugiés, de personnes vivant sous des tentes avec peu de nourriture, peu de médicaments.

En même temps, sans aller si loin, il suffit de sortir par la rue Erasme, un peu tôt le matin pour voir quelqu’un qui dort sous une tente à notre porte. Le camping, les camps scouts sous la tente, ça peut être agréable en été…. Pas au mois de février, pas au milieu des voitures. Les personnes sans domicile fixe… elles sont de plus en plus nombreuses. La moisson est abondante.

Nous sommes aussi en lien avec la Mauritanie. Régulièrement on nous parle de l’esclavage qui existe toujours dans ce pays.  Mais ici encore, pas la peine d’aller si loin. La semaine dernière, j’ai participé à la délivrance d’une personne qu’on appelle « esclave moderne », et c’était à 60 kms de Paris.

La moisson est abondante ! On pourrait multiplier les exemples en tous genres.

Devant ce spectacle, Jésus semble se plaindre. Les ouvriers sont peu nombreux. Pour construire ce Royaume, ce Royaume où chacun devrait pouvoir vivre dans la paix et dans la joie, il faudrait des ouvriers plus nombreux. Des ouvriers, c'est-à-dire des hommes et des femmes qui mettent la main à la pâte.

Alors  Jésus nos invite à prier le maitre de la moisson : qu’il envoie des ouvriers pour sa moisson !

Avant de prier, je voudrais vous lire ce qu’écrivait le Père Daucourt, en 2005. Il était alors évêque de Nanterre, mais ce qu’il dit vaut pour tous les diocèses, de France et d’ailleurs. Il disait ceci :  "Il faut d'abord  se réjouir de voir dans les Hauts-de-Seine des milliers de personnes, croyantes ou non, engagées à tous les niveaux dans de très nombreuses associations confessionnelles ou laïques, des partis politiques et des municipalités pour lutter avec et en faveur de ceux qui ont faim (oui, dans le 92, des gens ont faim !), pour lutter avec et en faveur  de ceux qui cherchent un toit ou un travail, qui manquent de santé, sont handicapés ou sont maltraités. Si tu fais partie de ceux et celles qui luttent pour la justice et contre ces formes de pauvreté, ne te décourage pas, continue ! ".

Et aujourd’hui, en 2014, le Père Daucourt apporte son plein soutien à la campagne du Secours Catholique : « L’indifférence, pas de ça chez nous ! ».

Alors, prions le maitre de la moisson, que de nouveaux ouvriers se lèvent chaque jour, avec cette belle devise : L’indifférence, pas de ça chez nous.

Gérard Warenghem

 

Il manque des ouvriers....

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