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Aujourd'hui...

Congrégation du Saint Esprit: Justice et Paix
- Si vous vous êtes levé ce matin avec plus de santé que de maladie, vous êtes plus chanceux que le million de personnes qui ne verra pas la semaine prochaine.

- Si vous n'avez jamais été dans la peur et le danger d’une guerre, d'un bombardement, de terrains minés, d’enlèvements par des groupes armés, vous êtes mieux que 1 milliard de personnes.
- Si vous pouvez parler et agir en accord avec votre foi et vos convictions, sans peur d'être menacé, torturé ou tué, vous avez une meilleure chance que 3 milliards de personnes.
- Si vous avez de la nourriture dans votre frigo, des habits sur vous, un toit sur votre tête et un endroit pour dormir, vous êtes plus riche que 75% des habitants de la terre.
- Si vous avez de l'argent à la banque, dans votre portefeuille et de la monnaie dans une petite boite, vous faite partie du 8% les plus privilégiés du monde.
- Si vous lisez ce message, vous êtes vraisemblablement une personne chanceuse!
(Texte derivé de "State of the Village Report" de Donella Meadows)

RÉFLEXION

Congrégation du Saint Esprit: Justice et Paix

Accueillir le Royaume de Dieu en petit enfant


Ce n’est pas la misère en soi qui est belle, mais le fait que la personne frappée par la misère garde sa beauté. On ne peut utiliser le Beau dans la relation avec la souffrance que si l’on a assumé en soi la conscience du sacré de la personne ? Elle est piétinée, maltraitée, souillée, mais c’est une personne, un être capable de connaissance, de choix, d’amour !
On peut avoir sans être. Quand on a toutes les sécurités, on peine à s’en détacher et à passer à l’être. Le détachement du coeur est un exercice difficile qui demande une conversion, quel que soit notre statut social
Il va falloir savoir aimer, consentir à apprendre à aimer
. Combien cela est autre exigence que l’instinct ! C’est exigence de liberté. Et de cette liberté la plus extrême, la liberté volontaire pour se livrer, pour se lier
365 méditations -Paroles de vie de l’Abbé Pierre

Publié par simmcssp

Centrafrique : Un peuple meurt !

Qui entendra ce cri lancé par Mme Béatrice EPAYE, centrafricaine, lors de son passage à Paris et de son intervention à la maison des évêques (CEF) au début du mois de mai ? Tous ceux qui vivent en Centrafrique constatent amèrement le pouvoir des armes parfois tenues par des enfants soldats, mais aussi par des étrangers (Tchadiens, Soudanais…). Des semaines et des mois avec la destruction presque systématique de ce qui est le bien commun, de ce qui permet de renforcer le lien social (l’administration, les écoles, les hôpitaux, les ONG, les missions…), mais aussi la destruction du tissu économique : plantations, petit élevage, commerce, moyens de communication, sans compter les pillages et les exactions chez les particuliers, les villageois qui se sont réfugiés dans la brousse, etc.

Tous s’interrogent sur cette violence et cette souffrance imposées au peuple centrafricain. Au nom de qui, au nom de quoi ? Des exactions ont été commises contre les Eglises, en particulier contre l’église catholique : vols de véhicules, profanations d’édifices religieux, pillages de radios catholiques, perturbations de célébrations liturgiques, agression des personnes… Le constat est sans équivoque. Dans la plupart des villes occupées, les musulmans vaquent librement à leurs occupations et s’occupent de leurs commerces.

Comme dans beaucoup de situations similaires dans d’autres pays, nos confrères essayent de maintenir leur présence et la proximité partout où cela est possible par delà les épreuves vécues et partagées.

Ils vivent une situation qui se rapproche de celle qu’évoque Paul : « Nous sommes pressés de toutes parts, mais non pas écrasés ; ne sachant qu’espérer, mais non pas désespérés ; persécutés, mais non abandonnés ; terrassés mais non annihilés. » (2 Co 4,8-9)

Notre engagement peut être une prière fervente pour chaque enfant, chaque homme, chaque femme, pour ce peuple tout entier et son Eglise, pour que le Seigneur accorde sa grâce à chacun de rappeler sans cesse que « tout homme est mon frère » et que sa vie a de la valeur aux yeux de Dieu.

Pourrions-nous aussi en parler autour de nous, assurer le relais des « sans voix » ?

Lors des événements de 1996, des femmes croyantes avaient réalisé des badges portant cette mention : « « Si tu frappes ton voisin, c’est ton frère que tu frappes. » pour contrer les tensions et les violences du moment. Si les auteurs des violences aujourd’hui pouvaient se rappeler de cette vérité… !

Nous pouvons souhaiter avec les évêques de Centrafrique que les nouvelles autorités de Bangui et la Communauté Internationale se rappellent leurs engagements en faveur du bien-être et du développement du peuple centrafricain.

E.M. - (éditorial, bulletin provincial spiritain, juin 2013)

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