La souveraineté alimentaire désigne le DROIT des populations, de leurs États ou Unions à définir leur politique agricole et alimentaire, sans dumping (vente en dessous du coup de production) vis-à-vis des pays tiers.
Ceci inclut :
La priorité donnée à la production agricole locale pour nourrir la population, l'accès des paysans (paysannes) et des sans-terre à la terre, à l'eau, aux semences, au crédit. D'où la nécessité de réformes agraires, de la lutte contre les OGM (Organismes Génétiquement Modifiés) pour le libre accès aux semences, et la protection de l'eau comme un bien public à répartir durablement.
Le droit des Etats à se protéger des importations agricoles et alimentaires à trop bas prix.
Des prix agricoles liés aux coûts de production.
La participation des populations aux choix de politique agricole. Le droit des paysans (paysannes) à produire des aliments et le droit des consommateurs à pouvoir décider ce qu’ils veulent consommer : qui le produit et comment ?
La reconnaissance des droits des paysannes, actrices majeures dans la production agricole et l'alimentation.
Ce concept est beaucoup plus englobant que celui de la sécurité alimentaire. La sécurité alimentaire ne mesure, en fait, que l’accès à la nourriture. Partageant les soucis des pauvres, nous sommes invités à nous unir à tous ceux et celles qui, à travers le monde, luttent pour que les pauvres aient des conditions de vie dignes au Nord comme au Sud. Pour préparer cette journée, vous trouverez des textes et des instruments d'animation sur le site spiritain, à la page Justice et Paix.