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10 Novembre 2010
Transmis par Christian Thuet
Je vous laisse ci – dessous le communiqué de presse de Transparence International:
"Biens mal acquis"
:
la Cour de cassation juge recevable la plainte de
TI France
La Cour de cassation a cassé l’arrêt rendu il y a tout juste un an par la Cour d’appel
de Paris et a jugé recevable la plainte déposée par TI France dans l’affaire dite des « biens mal acquis ».
Cette plainte visait les conditions dans lesquels un très important patrimoine immobilier et mobilier a été acquis en France par les chefs d’Etat du Congo-Brazzaville, du Gabon et de la Guinée
Equatoriale ainsi que des membres de leur entourage.
Transparence International France et SHERPA saluent une décision historique qui va permettre la désignation d’un juge d’instruction et l’ouverture d’une information judiciaire.
La désignation d'un juge d'instruction devrait permettre de déterminer dans quelles conditions le patrimoine visé a été acquis et celles dans lesquelles les très nombreux comptes bancaires
identifiés par les services de police ont été alimentés. Cette information devrait aussi permettre de faire toute la lumière sur le rôle joué par les divers intermédiaires qui auraient pu
faciliter la réalisation des opérations litigieuses. On pense notamment aux établissements bancaires identifiés dans l’enquête préliminaire et dont on peut questionner le respect de leurs
obligations au titre des dispositions anti-blanchiment.
Restitution des avoirs détournés
Sans préjuger de l'issue de la procédure, SHERPA et Transparence International France attendent de l’instruction qu’elle contribue à la manifestation de la vérité et qu’à terme, elle débouche sur
la mise en œuvre effective du droit à restitution - expressément consacré par la Convention des Nations Unies contre la corruption ratifiée par la France en 2005.
Action en justice des associations
Cette décision constitue une avancée juridique considérable qui va au-delà de l’affaire des Biens Mal Acquis. Pour la première fois en France, l’action en justice d’une association de lutte
contre la corruption au nom des intérêts qu’elle s’est donné pour objet de défendre est jugée recevable. Cette décision, conforme à toute l’évolution du droit positif quant à l’action collective
des associations, devrait ainsi permettre à l’avenir de surmonter l’inertie du parquet dans certaines affaires politico-financières sensibles.
Télécharger le communiqué du 9 novembre 2010:
http://www.transparence-france.org/ewb_pages/p/pcpc-Transparence-International.php
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